Date :

  • page réalisée sous l’hégémonie Dreamweaver

Auteur :

  • les anciens

Notes :

  • Conforme à la mode PEB août 2008
  • Eté 2008 : Brieuc.
  • 22-08-2008 : 1er passage de mise en page [liens internes, tdm, en bref !, rapide passage général sur la mise en page de la feuille] – Sylvie
  • 28-08-2008 : WinMerge ok – Sylvie – 2 derniers blocs de texte.- Définitions- Risque lié à l’hygroscopicité des matériaux et mes…

    27-03-2009 : Application des nouveaux styles de mise en page. Julien.

Antidote :

  • Oui

Winmerge :

  • Ok

La classification

La réaction au feu d’un matériau de construction est l’ensemble de ses propriétés considérées en relation avec la naissance et le développement d’un incendie.
L’annexe 5 de l’arrêté royal (A.R.) du 19.12.1197 répartit les matériaux en 5 classes :

A0 Non combustible
A1 Très faible propagation du feu
A2 Propagation moyenne du feu
A3 Propagation rapide du feu
A4 Ne satisfait pas aux exigences des essais

La norme ISO 1182 décrit une méthode permettant de déterminer, par essai, la non-combustibilité d’un matériau qui peut alors être classé A0.
La norme française NF P92-501, la norme britannique BS 476 part 7, et la norme néerlandaise NEN 6067 décrivent des catégories décrivent des méthodes d’essai qui permettent de répartir les matériaux en catégories en fonction soit de leur sensibilité sous l’influence d’une source de chaleur (NF), soit de leur faculté à propager les flammes lorsqu’ils sont en position horizontale (BS et EN).

  • Un matériau sera ainsi classé A1 lorsqu’il est classé catégorie 1 suivant la NF, ou cl 1 suivant la BS.
  • Un matériau sera ainsi classé A2 lorsqu’il est classé catégorie 2 suivant la NF, ou cl 2 suivant la BS.
  • Un matériau sera ainsi classé A3 lorsqu’il est classé catégorie 3 suivant la NF, ou cl 3 suivant la BS.
  • Un matériau sera ainsi classé A4 lorsqu’il est classé catégorie 4 suivant la NF, ou cl 4 suivant la BS.

Les prescriptions

Le maître de l’ouvrage a toujours intérêt à prendre un maximum de précautions contre les risques d’incendie.
Dans certains cas, ces précautions sont obligatoires.
Les normes de base en matière de prévention contre l’incendie, auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire depuis le 01 janvier 1998 sont l’A.R. du 07.07.1994, modifié par l’A.R. du 19.12.1997.
Elles ne concernent cependant pas les maisons unifamiliales, les bâtiments de moins de trois niveaux ayant une superficie totale inférieure ou égale à 100 m² et les bâtiments industriels.
Les bâtiments sont répartis en 3 catégories en fonction de la hauteur h entre le niveau fini du plancher de l’étage le plus élevé et le niveau le plus bas de la voirie entourant le bâtiment. Une toiture comprenant exclusivement des locaux techniques n’intervient pas dans le calcul de la hauteur.

Bâtiment élevé h > 25 m
Bâtiment moyen 10 m < ou = h < ou = 25 m
Bâtiment Bas h < 10 m

En règle générale, aucun matériau utilisé dans le bâtiment ne peut appartenir à la classe A4
Sauf lorsque la toiture est munie d’un lestage d’au moins 6 cm d’épaisseur, les matériaux superficiels de la couverture des toitures de bâtiments sont de classe A1 (ou A0).
En ce qui concerne les bâtiments bas, lorsque les matériaux ne correspondent pas à la classe A1, l’ensemble de la couverture des toitures satisfait au projet de norme pr EN 1187-1.
En ce qui concerne les bâtiments annexes (construction, auvent, encorbellement, avancée de toiture, …), si des façades vitrées les dominent, les matériaux superficiels de la couverture sont de classe A1 sur une distance d’au moins 8 m pour les bâtiments élevés et d’au moins 6 m pour les bâtiments moyens et bas.
Certains bâtiments ne sont soumis à aucune exigence.
Il s’agit :

  • des maisons unifamiliales ;
  • des bâtiments de moins de 100 m² comptant maximum deux étages ;
  • des bâtiments industriels ;
  • des travaux d’entretien.

Les isolants

TYPE Matériau Réact.  au feu
 Minéral MW  Laine de roche favorable
GW  Laine de  verre favorable
CG  Verre cellulaire favorable
EPB  Perlite expansée favorable
 Synthétique PUR  Polyuréthanne défavorable
PIR Polyisocyanurate favorable
PF Mousse résolique favorable
EPS  Polystyrène expansé défavorable
XPS  Polystyrène  extrudé défavorable
 Végétal ICB  Liège
favorable

Les membranes

Les membranes bitumineuses

Le comportement au feu des membranes bitumineuses est peu satisfaisant et varie suivant les produits.
Il dépend :

    • de la présence ou non d’une protection en paillettes d’ardoise ;
    • de la combustibilité spécifique de l’armature en polyester ;
    • du pourcentage de charges minérales ;
    • du type de bitume utilisé ;
    • du comportement des liants à température élevée.

Aussi, pour améliorer le comportement au feu des membranes bitumineuses, des minéraux et des produits chimiques ont eacute;té mélangés au liant et les armatures ont été modifiées.
On a ainsi obtenu des membranes dites « ANTI-FEU« .

Les membranes synthétiques

On remarque que parmi les 13 sortes de membranes synthétiques reprises dans la NIT 151 du CSTC, seules quatre bénéficient d’un agrément technique ATG : PVC, EPDM, CPE et PIB. Parmi celles-ci, deux seulement sont utilisées de manière significative, un plastomère:
le PVC (12 % du marché belge), et un élastomère : l’EPDM (8 % du marché belge).
L’EPDM a un comportement peu satisfaisant au feu. Il existe cependant une qualité auto-extinguible (NO-FLAM) qui est un mélange d’élastomère avec des retardateurs de flammes.
Le PVC a un comportement satisfaisant au feu.

Les supports

Extrait de la NIT 215 du CSTC.

Si le feu provient de l’intérieur, c’est avant tout la résistance au feu du plancher de toiture qui est déterminante. Dans le cas d’une épaisse chape de béton, l’inflammabilité éventuelle des matériaux de toiture n’exerce que peu d’influence, voire aucune, sur l’évolution de l’incendie, sauf au droit des percements de toiture comme les coupoles et les évacuations d’air.
En présence de planchers de toiture en bois et en métal, l’inflammabilité de l’écran pare-vapeur, de l’isolation et de leurs adhésifs joue un rôle important. Il est préconisé, dans ce cas d’utiliser des matériaux ignifuges (classe de réaction au feu A0 ou A1) pour réaliser la finition du plafond.
Par ailleurs, la présence, sur des planchers de toiture à joints ouverts, de bitume fondu ou d’un isolant fondu peut occasionner une propagation rapide de l’incendie, celui-ci pouvant même gagner les autres bâtiments.