En bref !

Que ce soit pour des raisons d’évolution des prix de l’énergie et de négociation avec ses fournisseurs, de rareté progressive des ressources énergétiques ou encore pour répondre aux défis de la lutte contre les changements climatiques, la fonction de Responsable Énergie s’impose de plus en plus au sein de toute entreprise ou institution publique.

Plus question aujourd’hui de se lancer dans des investissements, des rénovations, des nouveaux process sans prendre sérieusement en compte la performance énergétique. D’autant que, contrairement aux idées reçues, investir dans l’efficacité énergétique peut devenir rentable. Et l’intervention d’une personne ressource peut se révéler déterminante à cet égard : le Responsable Énergie.

La fonction et les tâches d’un Responsable Énergie

Face aux énergies de plus en plus chères, aux marchés libéralisés de l’électricité et du gaz, aux opportunités nouvelles ouvertes par le système des certificats verts ou des quotas d’émissions de CO2, à la réflexion sur les énergies renouvelables ou la cogénération à grande échelle,… votre entreprise ou votre institution a désormais son nouvel « homme du feu » : le Responsable Énergie.

Découvrez cette nouvelle fonction dans toutes ses dimensions :

Sa fonction

Quelle que soit la taille de son institution, de son entreprise, le Responsable Énergie est une personne (ou un groupe de personnes), désignée par la direction de l’établissement pour :

  • assurer une maîtrise de l’information relative à l’énergie ;
  • proposer des initiatives visant à améliorer la performance énergétique de l’établissement ;
  • diminuer les coûts associés à aux consommations d’énergie.

Son rôle s’avère de plus en plus porteur de rentabilité.

Ses tâches

  • connaître et suivre les consommations énergétiques des bâtiments et des installations ;
  • négocier les tarifs ;
  • organiser la régulation et la maintenance des équipements ;
  • organiser l’utilisation des bâtiments ;
  • agir sur les comportements des usagers ;
  • identifier les besoins de rénovation énergétique et assurer un dialogue avec les professionnels (architectes, bureaux d’études, …) ;
  • permettre l’intégration de la dimension énergétique dès la conception de nouveaux bâtiments ;
  • évaluer l’intérêt de recourir aux technologies renouvelables, telles que les grands systèmes de chauffe eau solaire.

La formation

La Région wallonne organise depuis de nombreuses années un cycle de formation de base pour Responsables Énergie. Ce cycle de formation est accessible à toutes les personnes qui, dans leur établissement ou institution du secteur tertiaire (public ou privé) ont ou vont avoir à gérer les aspects
énergétiques du patrimoine de l’établissement ou de l’institution qui les emploie.

Les sujets abordés couvrent tout le champ des préoccupations du « Responsable Énergie », depuis la maîtrise de la facture énergétique jusqu’au recours aux énergies alternatives, en passant par les questions propres à
l’exercice de cette même fonction :

  • compter et gérer l’énergie ;
  • améliorer les performances énergétiques de bâtiments et équipements ;
  • sensibiliser les occupants.

Ce cycle comporte un ensemble de 13 journées de formation. Depuis 2003, au terme du cycle de formation, les participants sont soumis à une procédure de certification afin d’évaluer leurs connaissances et aptitudes à mener des projets de maîtrise durable de l’énergie sur le terrain.

Cette procédure consiste en un examen théorique écrit et la présentation et défense d’un travail de fin de cycle. Suite à ces épreuves, la Région wallonne délivre un certificat d’aptitude, document qui n’a pas valeur de diplôme légal mais atteste que leur détenteur a été évalué par des tierces personnes quant à sa capacité à mener des projets en maîtrise durable de l’énergie.

Les outils à sa disposition

Parallèlement à la formation de responsable énergie, la Région wallonne a développé une série d’outils techniques destinés à faciliter, rationaliser et rentabiliser vos interventions au sein de l’entreprise ou de l’organisation.

La Région wallonne met à disposition des responsables énergie et des bureaux d’étude de nombreux instruments pour les aider à agir efficacement :

  • le mémento énergie – secteur tertiaire ;
  • le vade-mecum tertiaire ;
  • Énergie+ ;
  • des cahiers des charges de référence pour intégrer clairement les préoccupations énergétiques dans les relations entre un commanditaire et son architecte, son bureau d’études ou son installateur (contactez le Facilitateur Tertiaire ) ;
  • un module spécialisé pour situer la consommation d’un bâtiment du secteur tertiaire par rapport à la moyenne des bâtiments de même type en Région wallonne ;
  • des outils plus spécialisés pour la cogénération – production combinée de chaleur et d’électricité ;
  • des outils plus spécialisés pour les grands systèmes de chauffe-eau solaires.

Le mémento énergie – secteur tertiaire

  • L’aide mémoire indispensable à tous les responsables et gestionnaires de bâtiments. Vous y retrouvez les chiffres de consommations énergétiques du secteur, un rappel des objectifs en matière de réduction de la consommation énergétique, une synthèse des économies réalisables dans un bâtiment, une synthèse des aides publics à votre disposition, et une série de liens et contacts utiles.

Le vade-mecum tertiaire

En tant que gestionnaire, vous n’avez que peu de prise sur le prix de l’énergie, même dans le contexte d’un marché libéralisé. Par contre vous pouvez agir sur l’efficacité énergétique de vos bâtiments et donc la maîtrise de la consommation énergétique. Dans le secteur tertiaire, on considère généralement qu’ un
potentiel d’économie de 20 à 30% des consommations est encore à réaliser par des mesures aux coûts nuls ou des investissements aux temps de retour courts.

Ce vade-mecum synthétise les principaux outils, services et aides financières à disposition des gestionnaires de bâtiments publics et privés du secteur tertiaire et vous explique comment développer une démarche d’utilisation rationnelle de l’énergie (URE) dans vos bâtiments.

Tous les acteurs du secteur tertiaire public et privé sont visés par le présent vade-mecum. Plus spécifiquement sont visés tous les bâtiments construits ou à construire sur le territoire de la Région wallonne. Notamment les bâtiments suivants : établissements d’enseignement, commerces, hôtels,
restaurants, cafés, bureaux privés et publics, hôpitaux, maisons de repos, maisons de soins, piscines, …

Dans ces établissements sont concernés tous les acteurs amenés à gérer, exploiter, occuper, construire ou rénover ces bâtiments. Il s’agit notamment : des gestionnaires ou représentants de gestionnaires de bâtiment, des Responsables Énergie, des occupants, des architectes, bureaux d’études, installateurs, sociétés de maintenance, des promoteurs immobiliers.

Cahiers des charges de référence

Avoir un bâtiment efficace d’un point de vue énergétique, c’est s’engager dans une démarche citoyenne pour le respect de l’environnement et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Sous l’impulsion de l’Union européenne, tous les bâtiments seront bientôt soumis à des contraintes réglementaires de
performances énergétiques. Or c’est au moment de la construction ou de la rénovation d’un bâtiment qu’il est le plus facile et le moins coûteux d’améliorer son efficacité énergétique…

La Région wallonne a souhaité fournir aux Maîtres d’Ouvrage, aux bureaux d’études et aux architectes une série d’outils pour la conception « énergétique » d’un nouveau bâtiment tertiaire ou sa rénovation :

  • Une synthèse didactique qui développe la philosophie globale de la conception « basse énergie » , en des termes accessibles par le Maître d’Ouvrage ;
  • Des check-lists qui clarifient les demandes de performance énergétique entre un Maître d’Ouvrage et ses opérateurs ;
  • Des clauses pour cahiers des charges qui précisent les critères techniques à mettre en œuvre pour atteindre ces performances.

Ces outils ont été réalisés par l’équipe Architecture et Climat de l’UCL, Jacques Claessens en ayant assuré la coordination.

Chaque Maître d’Ouvrage reste libre de décider, avec les conseils du bureau d’études et/ou de l’installateur, d’intégrer ou non les recommandations les plus intéressantes et les plus adaptées dans son projet.

Ces recommandations ne sont pas exhaustives et ne dispensent pas d’appliquer les normes et prescriptions réglementaires en vigueur.

Toute remarque ou suggestion quant au contenu peut être formulée auprès du facilitateur URE bâtiments non résidentiels, facilitateur.ure.batiment@icedd.be.