Date : page réalisée sous l’hégémonie Dreamweaver

Auteur : les anciens

Notes :

  • Pas de contenu manquant
  • Conforme à la mode PEB aout 2008
  • 07-11-2008 : 1er passage de mise en page [liens internes, tdm, en bref !, rapide passage général sur la mise en page de la feuille] – Sylvie
  • 30-03-2009 : Application des nouveaux styles de mise en page. Julien.

Il est difficile de calculer la rentabilité d’un investissement ayant pour but de rétablir le confort des occupants. On sait cependant que confort et productivité sont liés. Si on ne regarde que l’aspect financier du confort, on peut « se risquer » au calcul suivant

  • Un service administratif est occupé par 60 personnes.
  • On estime que la mauvaise qualité de l’air entraîne, par jour, une perte de « productivité » équivalente à 5 minutes.
  • Un employé administratif coûte en moyenne 25 €/h.
  • L’inconfort coûte donc annuellement : 60 [pers] x 220 [jours/an] x 5/60 [h/jour] x 25 [€/h] = 27 500 [€/an].
  • Si on se fixe un temps de retour de 5 ans, on peut se permettre un investissement de 137 500 € pour solutionner l’inconfort.
Exemple.

Considérons un bureau paysager de 250 m². Ce bureau est ventilé 10 h par jour, 250 jours/an par un système double flux (pulsion et extraction mécanique).

Le débit d’air neuf recommandé du local est de 2,5 m³/h.m², soit 625 m³/h.

La consommation d’énergie nécessaire au chauffage de cet air durant la saison de chauffe (du 15 septembre au 15 mai) est estimée à :

0,34 [Wh/m³.K] x 625 [m³/h] x (20[°C] – 8[°C]) x 1 700 [h/an] / 0,7 = 6 193 [kWh/an]

  • 20[°C] = température de consigne intérieure.
  • 8[°C] = température extérieure moyenne diurne durant la saison de chauffe (Uccle).
  • 1 700 [h/an] = durée de fonctionnement de la ventilation durant la saison de chauffe.

La consommation électrique des ventilateurs dépend du rendement global du système « moteur, transmission, ventilateur » et des pertes de charge du circuit de distribution de l’air (pulsion et extraction). Celles-ci varient en fonction de la configuration du réseau. Prenons dans un premier temps une valeur moyenne couramment rencontrée de 1 500 Pa (1 000 Pa pour la pulsion et 500 Pa pour l’extraction).

La consommation énergétique des ventilateurs est de :

0,174 [m³/s] x 1500 [Pa]  x 2500 [h/an] / 0,65 =  1 004 [kWh/an]

  • 0.174 m³/s] = 625 [m³/h].
  • 0,65 = rendement global des systèmes « moteur, transmission, ventilateur ».
  • 2 500 [h/an] = durée de fonctionnement annuelle des ventilateurs.
Récapitulatif
Chauffage de l’air Transport de l’air
Consommation annuelle. 6 193 kWh/an 1 004 kWh/an
% consommation totale. 86 % 14 %
Coût de l’énergie. 0,0622 €/kWh 0,16 €/kWh
Coût annuel. 385,20 €/an 160,64 €/an
% coût total. 71 % 29 %

Par rapport à cette situation, qu’apporteraient certaines améliorations ?

Diminution de la consommation Diminution du coût
Diminution du débit de ventilation de 10 %. 12 % * 16 %
Amélioration du rendement du système de ventilation de 10 %. 2 % 5 %
Réduction du temps de fonctionnement de 10 %. 10 % 10 %

*Lorsque le débit diminue dans le réseau de distribution, les pertes de charge diminuent comme le carré de celui-ci (règles de similitude).

Ces calculs rapides peuvent être affinés puisqu’ils ne tiennent pas compte du fait qu’une partie de la consommation du ventilateur de pulsion est souvent récupérée sous forme de chaleur dans l’air neuf.
Vous pouvez adapter ces données à votre propre situation et estimer l’investissement maximum permis pour garantir la rentabilité financière d’un projet de rénovation :

Calculs

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